Droit d’entrée

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vega  @  (0000-00-00 00:00:00)

Bonjour, je suis en CDD (convention de recherche), entre 2 périodes de chômage (disons que je croise les doigts pour la suite).Je cherche en vain des informations pour me faire payer pour un petit boulot ponctuel de lectrice pour un éditeur (pour un montant de 300 euros net) : notes d'honoraires, ou obligation de passer par une société de portage, une association ou de me déclarer comme travailleur indépendant ?


La résilience de la recherche en France  @  (0000-00-00 00:00:00)


Les chercheurs ont été malmenés depuis plusieurs années et ceci a conduit bon nombre de disciplines à vivre une forme de désespérance chronique. Sciences humaines et sociales, science de la vie, mathématiques, tout serait là pour que la France redeviennent un leader incontournable.



Certains chercheurs disent : "On est mauvais", et se flagellent en ânonnant une série de phrases psalmodiées sans trop de conviction. D’autres veulent justifier leur bon droit et se réclament d’une race de scientifiques vertueux et excellents. Entre les deux se trouve sûrement la réalité.
Pourquoi devenons-nous apparemment moins "bons", ou moins "visibles" ? D’où vient cette perte d’énergie ? Que devons-nous remettre en question ? La structure du CNRS n’est-elle pas idéale, et n’avons-nous pas plutôt un problème sociologique et psychologique à traiter ?

Je pose le bilan de ceux qui s’expriment. Beaucoup d’unités souffrent d’un mal-être qu’on attribue au manque d’argent, mais n’y a-t-il pas autre chose ? De quoi dépend le bonheur du chercheur ?
A vrai dire, un chercheur devient heureux s’il peut avoir une liberté de chercher sans avoir de compte à rendre à une administration qui se comporte en sangsue. Ici on réclamera un rapport annuel, là un avis consultatif, ailleurs une vérification anodine. Le chercheur est donc pris dans un déluge de contraintes. Il doit justifier tout et son contraire, et ceci pourrit la production. C’est valable pour le chercheur confirmé comme pour le jeune chercheur débonnaire qui démarre un post-doc.
L’ambiance de la recherche est aussi un problème central. Combien d’unités souffrent du fait qu’une chefferie est malade "d’ambition" et impose des rythmes ou un harcèlement qu’on déguise sous le terme de coaching spécialisé ? Combien de cerveaux à ce jour ont le ventre noué à l’idée de savoir qu’ils vont rentrer dans leur labo et devoir passer une journée à la merci d’un tyran pathétique qui vise une distinction ou un grade supérieur ? Aussi est-il probable que parce que nous connaissons tous ce genre de problème d’ego, il faille faire évoluer la sélection des chefferies. La seule liste des publications est-elle la meilleure chose à statuer ? Ne doit-on pas évaluer la valeur humaniste, l’éthique et le fond de psychologie du chef d’unité ? Bon nombre de fois, la mise en fonction de quelqu’un d’humain à la tête d’un IFR permettrait de galvaniser une structure... Cela n’est pas encore le cas.

J’ai mentionné l’éthique. Bien souvent, ce n’est qu’à partir de soixante-cinq ans qu’on se préoccupe de l’idée éthique et de sa portée bienfaisante sur la recherche. Constituer des pôles éthiques dans les structures du CNRS permettrait d’éviter bien des tensions dues à des incompréhensions et à des soucis de communication (le chercheur étant malheureusement à l’image de ce que décrit C.- J. Jung, c’est-à-dire quelqu’un de très spécialisé et brillant, mais souvent handicapé dès qu’il s’agit de gérer l’humanité ou les conflits)... Eviter qu’un auteur soit évincé d’une publication permettrait par exemple d’annihiler des problèmes durs qu’on rencontre très fréquemment en sciences de la vie. Eviter cela par des dispositions concourra à entourer les chercheurs d’une meilleure "ambiance" et donc améliorera la productivité. Eviter aussi qu’un jeune docteur ne tombe dans le chômage de longue durée, voire au RMI, voire pire, serait aussi une bonne décision pour que le CNRS aille mieux (ainsi quel chercheur confirmé et honnête apprécie que sa création humaine et scientifique tombe dans la misère ? Ceci participe au fait que les chercheurs se " mésapprécient ").

Pour continuer, je ne crois pas qu’on puisse décemment demander la fin du CNRS, hormis parmi les conseillers stratégiques de l’Inserm qui peaufinent cette idée depuis 2003. Je rappelle que j’ai à l’époque été approché par la mission Griscelli, et que je connais donc bien les idées ultralibérales qui sont prônées pour briser le CNRS. Le CNRS doit seulement évoluer vers plus de flexibilité. J’entends par là vers une forme de relation de confiance d’une administration à l’égard de ses chercheurs. Cette administration doit lâcher du lest dans le poids des tâches non "scientifiques" qu’on demande sans arrêt. La flexibilité doit s’attacher à cela. Elle doit aussi permettre à n’importe quel statutaire de pouvoir lancer un projet blanc qui serait validé après regard d’un comité d’éthique. Cela éviterait qu’on fasse de mauvaises recherches, et de créer dans la population le terreau de l’antiscience.

Pour ajouter quelques digressions, je crois que les sciences de la vie pourront amener énormément de réponses au développement durable, et pour cela, il est crucial qu’on augmente les crédits. Ainsi, par exemple, je suis depuis plusieurs mois en train d’écrire sur les relations entre énergie solaire et développement durable. Casser certaines recherches d’interface entre chimie/bio/énergie constituerait pour un législateur une décision comme une autre. Mais à moyen et long termes, on brise peut-être de nouvelles générations de piles solaires, et donc on casse une opportunité géniale pour des pays qui ne pourront pas s’acheter du nucléaire. Donc, l’idée est que le CNRS, c’est comme les mathématiques... Son honneur est de ne servir apparemment à rien... Mais in fine, il est crucial et nécessaire pour que mon fils, mon petit-fils puissent vivre dignement et démocratiquement.

N’oubliez pas. Certains chercheurs parfois se méprisent eux-mêmes, et ceci est arrivé à nos icônes les plus valeureuses. Regardez donc le sort de notre chômeur le plus célèbre. Il se dénigrait, il se sentait mauvais, et avouait se culpabiliser souvent de ne pas être à la hauteur. Il était également vu ainsi par la profession qui le placardisa car il était mauvais... Mais ce "mauvais" a pourtant écrit "la relativité" et a conduit à des trouvailles remarquables....
Autre point, qui se trouve plus psychosociologique. J’ai souvent donné des cours à des gamins que les parents disaient être nuls ou mauvais. Mon premier réflexe a toujours été de leur redonner confiance par les mots, et le soutien, et une confiance. Aujourd’hui, ces gamins passent le bac et sont brillants... A force d’avoir entendu qu’ils étaient mauvais, ils se sont inconsciemment persuadés de cela... et cela les a poussés à l’échec. Pour les chercheurs, il faut désormais retrouver un jargon qui leur redonne la confiance en eux-mêmes et la foi en eux-mêmes.

Le malaise que j’ai explicité est malheureusement généralisable à beaucoup de partenaires sociaux. J’ai fréquemment aidé Génération précaire (Sois stage et tais-toi, Editions La Découverte) pour essayer de sauver quelques stagiaires totalement exploités par des boîtes privées, par exemple, qui ne fonctionnent qu’avec deux ou trois salariés et une vingtaine de jeunes surdiplômés et non payés.
Le malaise social est grandissant également dans la rue. Pendant que vous travaillez d’arrache-pied et avec une grande détermination pour faire avancer la connaissance, chaque matin je vois la précarité gagner du terrain. Je vois les petits vieux qui vont récupérer à dix-sept heures de la bouffe dans les poubelles des ED, Franprix et autres commerces. Je vois aussi les "chiffonniers de Paris" qui, au départ, étaient composés d’Asiatiques très courageux et qui, maintenant, sont composé de chômeurs. Le malaise est général, avec les 6,8 millions de pauvres que compte la France (article de Libération du 23/11/2006). Donc, je considère que les chercheurs font partie d’un lot de personnes qui ont été méprisées depuis plusieurs années et délaissées dans le but un jour de leur montrer qu’il faut qu’ils "changent". L’indépendance du chercheur dérange les politiques, les industriels, les lobbies financiers. On veut court-circuiter leur liberté et pour cela, on dynamite leurs acquis, qui ont été figés heureusement dans le marbre depuis les années 1980.

Mon dernier point sera plus ouvert. Je crois qu’il faut jouer sur la capacité de résilience des chercheurs. On les a traînés dans la boue malgré leur exemplarité démocratique. On a jeté au panier bon nombre des idées qui avaient fusé des Etats généraux. Ce sont des plaies rudes et dures qui doivent servir à la recherche. On nous a forgé depuis quatre ans une conscience collective de perdants ou de mauvais éléments. Certains le vivent profondément mal, au jour le jour. Mais il faut faire confiance en notre milieu. Surmonter cette crise majeure servira au CNRS à devenir plus fort à l’avenir. Il faut miser sur une nouvelle vision positive de "vivre la recherche". C’est alors que l’inconscient collectif jouera en la faveur des chercheurs au détriment des idées ultralibérales. Pour forger cette nouvelle donne de l’image du chercheur, il faut prendre conscience des quelques défauts qui jettent le trouble dans la sélection, la maintenance administrative des unités... et également des problèmes de communication qui font que le chercheur est vu comme un expert en désaccord avec d’autres experts. Cette prise de conscience doit amener à un réflexe quotidien qui devra conditionner tout chercheur à appliquer une idée humaniste de la recherche, si proche de ce qui émane de Sauvons la recherche, d’Euroscience (www.euroscience.org) ou du mouvement Pugwash International (www.pugwash.org).




La Délocalisation rampante de la recherche  @  (0000-00-00 00:00:00)


En fait, j'ai été profondément stupéfait de voir une politique rampante de délocalisation de la recherche française qui se profile à l'heure actuelle. J'ai assisté à cela depuis quelques années mais il n'y a que récemment que j'ai vraiment réalisé la dimension de cette politique.
Il faut un exemple concret et j'en citerai donc un. Il y a quelques années un directeur d'unité me proposa un CDD renouvelable dont le travail s'effectuerait aux USA. Séduit par la démarche et pensant que le CDD m'ortroyait des droits, j'ai signé les yeux fermés le contrat qui m'envoyait aux USA. A mon arrivée labas, j'ai découvert que le document que j'avais signé n'avait pas été contresigné par le directeur d'unité et que je me retrouvais donc dans un pays étranger et payé à l'heure. Exit donc le droit au chomage...
J'ai donc vécu à travers cette expérience une forme de "délocalisation" etant donné que mon statut social etait largement affaibli par rapport à celui que j'avais prévu au départ.

Aujourd'hui, je constate qu'il y a une deuxieme partie qui s'apparente à des délocalisations. Ainsi, l'INSERM est en train de creer des laboratoires à l'etranger (Canada, Corée, USA). Les laboratoires ont alors un label INSERM mais sont aussi sous les regles des lois des pays "receveurs". A travers cela, ce qu'on peut souligner c'est que les chercheurs sont donc soumis à des lois différentes que celle de l'hexagone, mais l'embauche sur place est souvent tres facile et suspecte... en effet, on pourra monter des contrats coréens, canadiens, américains. Il y aura un "statutaire français sur place" et le reste sera dans un état différent... une sorte de mime colonisateur finalement car le statutaire au Canada ou aux USA se trouve largement protégé socialement par rapport à ses sbires qui sont "mangés" à une autre sauce.
L'autre point particulierement genant est la demarche éthique de l'INSERM. Ainsi, en faisant des recherches aux USA, Canada, ou en Corée, l'INSERM peut s'émanciper des lois françaises en prétextant que des labo binationaux peuvent etre affranchis de la loi française... ainsi, un jour nos chercheurs "délocalisés" pourront faire des OGM ou du clonage avec des lois moins regardantes...

L'optique de la direction générale de l'INSERM est elle de délocaliser les hommes et l'éthique?
Est on en train de détruire défintivement l'embauche en France des jeunes chercheurs qui auront été malmenés pour le bien des CV de leur directeur de these?
Le debat de la délocalisation rentre dans la recherche avec celui de la mondialisation!

YC






Yannick Comenge  @  (0000-00-00 00:00:00)

Juste pour signaler la creation d'un collectif de chercheurs au chomage. A vrai dire, des regroupements de chercheurs existent deja mais rarement spécifiquement autour de la condition des chercheurs oubliés des systèmes.
Le but du collectif est de creer une dynamique en vue de la creation de postes. Le but principal est de creer les conditions de plein-emploi en recherche. Il est temps qu'on offre enfin un statut international aux chercheurs à savoir des droits qui les protegeront ces derniers. La mise en place de fonds internationaux de retraites, de dispositifs d'aides aux grossesses, à la famille. Enfin, des systemes d'aide au retour des expatriés qui se retrouvent lachés loin de chez eux et sans recours possible malgré les promesses qu'on leur avait faite.
Le collectif de chercheur au chomage est un noyau dur de jeunes et moins jeunes, de scientifiques et de littéraires. Le collectif entend suivre l'exemple de generationprécaire qui avait permis la discussion du statut des stagiaires au niveau français et européens.

Pour rappel : il est possible de se referer à générationprécaire sur leur site web mais egalement leur livre recueil "sois stage et tais toi" est toujours disponible en librairie.

A bientot aupres du collectif de chercheurs au chomage.

Yannick Comenge

ps: Apres 24 mois de chomisme sans indemnités, je suis plus que jamais motivé par la recherche. Une vocation ne s'eteint pas sous l'effet de la précarité, elle se renforce. J'ai lu plus bas l'exemple du chomage d'Albert Einstein : pour rappel "Il obtient son diplôme en 1900. Il lit évidemment beaucoup : pendant cette époque, il approfondit presque exhaustivement d'excellents livres de référence comme ceux de Boltzmann, de Helmholtz, de Nernst. Il lit aussi la Mécanique de Ernst Mach. Selon plusieurs biographies, la période 1900 jusqu'à 1902 sera un temps de précarité pour Einstein qui postulera à de nombreux postes sans avoir la joie d'être accepté. La misère d'Einstein préoccupa énormément son père qui essaya en vain de l'aider à trouver un poste. Il se résigna à oublier l'université pour chercher un travail administratif.

En 1902, il est embauché à l'Office des brevets de Berne, ce qui lui permet de vivre correctement tout en travaillant ses théories d'arrache-pied. Mileva et Albert se marient en 1903, après la mort du père de ce dernier. En 1904, Hans-Albert naît. Leur première fille, Lieserl, née avant leur mariage, a été abandonnée, car cela aurait pu, selon les critères de l'époque, l'obliger à quitter l'Office des brevets."



Yannick Comenge  @  (0000-00-00 00:00:00)

Il est préférable de demander à l'administration de ton université le mode opératoire de l'inscription. L'important est de trouver un logement pas cher voire une colocation...
Dépeche toi car l'université fonctionne à demi-régime en juillet et n'a pas d'activité en aout... l'essentiel est effectivement d'etre bien conseillée et pour cela il faut essayer de trouver des forum d'étudiant de ta formation (essaie de contacter la JCCP... ils ont toujours des bons conseils à tout niveau)...

Yannick Comenge


FLORENCE IULIANO  @  (0000-00-00 00:00:00)

Dans quelques semaines,
je dois me présenter à une université pour un entretien afin d'intégrer un master 1ère année FRANCO ITALIEN.
Ma thèse va devoir avoir un rapport avec l'histoire de Rome et l'art à partir du 15 EME SIECLE. Comme artise peintre j'adore Caravaggio
Je ne sais pas comment chercher pour m'en sortir. Pouvez-vous m'aider.Comment fait-on pour trouver le bon sujet qui peut décider un jury. Je suis actuellement à Rome, j'ai déjà accès à beaucoup de document.Mais je ne sais pas par où commencer



Montarodan  @  (0000-00-00 00:00:00)

Einstein... de premier précaire du siècle avec ses débuts difficiles sera couronné par le Times en 1999 qui le placera comme l'homme du siècle.
Il est important de relire les biographies concernant ses débuts universitaires (celle écrite par De Closet est fort interessante, il existe aussi celle de Françoise Balibar). Ainsi, Einstein fut humilié d'une certaine maniere pendant la période 1900-1902 ou il fut boudé par les universitaires. Il vécut ainsi en donnant des cours particuliers à deux jeunes étudiants. Mais son temperamment assez rebelle fit que ses méthodes furent peu acceptées et il dut arreter ses cours.
TOujours actif scientifiquement, il rencontra un jeune etudiant et travailla la philosophie avec passion (Kant, Descartes, Spinoza...). 1902, année d'espoir, il trouve un travail alimentaire à l'office des brevets, s'occupe de paperasse et joue avec la relativité en cachette.
De 1902 à 1905, le temps passe. On le croit "fini" universitairement parlant jusqu'à ce qu'il publie ses premiers articles... Entre temps, il aura été terriblement meurtri d'avoir eu un diplome brillant sans pouvoir l'utiliser, d'avoir été jeté de l'université. Meme pour son manuscrit de thèse, on le rabaissa en lui demandant de rajouter un texte supplémentaire...
Ainsi, lorsque les temps sont difficiles, les jeunes chercheurs doivent se rappeler que le plus grand chercheur et physicien a été chassé de "l'excellence".
Meditez...

montarodan@aol.com


montarodan  @  (0000-00-00 00:00:00)

Je retranscrit la lettre d'un père essayant de trouver un poste d'assistant à son fils. Ce père écrit à un professeur susceptible d'avoir le pouvoir necessaire pour débloquer la situation de précarité de son fils.

«Je vous prie Monsieur le Professeur d'excuser l'audace qu'à un père de prendre contact avec vous dans l'interet de son fils. Je voudrais tout d'abord attirer votre attention sur le fait que mon fils agé de 22 ans a fait quatre ans d'étude ... et l'été dernier a obtenu son diplome avec des brillants résultats. Depuis lors, il a essayé en vain de trouver un poste d'assistant qui lui permettrait de poursuivre ses études... Toutes les personnes qualifiées pour en juger apprécient hautement ses capacités et, en tout cas, je puis vous assurer qu'il est excessivement diligent et travailleur, et qu'il porte une grande dévotion à son métier.
Mon fils est profondément malheureux d'etre actuellement sans emploi; il est de jour en jour convaincu d'avoir manqué sa carrière et qu'il n'aura plus les moyens de la reprendre. En outre, il supporte mal l'idée déprimante qu'il nous est à charge, car nous sommes guère aisés....
Je me permets de solliciter de votre bienveillance pour que vous lisiez son article paru dans XXXX, et aussi je l'espere, que vous vouliez bien lui écrire quelques lignes encourageantes qui lui rendraient la joie de vivre et de travailler...
S'il vous etais possible en outre, maintenant ou à la rentrée, d'obtenir pour lui un poste d'assistant, ma reconnaissance envers vous serait sans limites.
Je vous prie de me pardonner l'audace de cette lettre, et je tiens à ajouter que mon fils n'est pas au courant de cette démarche exceptionnelle de ma part.»

Cette lettre est un temoignage qui parlera à tout précaire et ou stagiaire.
Ce père est, j'oubliais, Monsieur Hermann Einstein, papa du jeune Albert Einstein.

Albert sur le meme sujet «Il parait que je ne suis dans les bonnes graces d'aucun de mes professeurs, j'aurai deja un poste depuis longtemps si mon ancien directeur n'avait pas intrigué contre moi (1901)»... Ces deux temoignages appellent au courage à tout jeune pris dans les méandres de stages ou d'études mal reconnues. Par ailleurs on notera qu'Albert a passé de 1900 à 1902 , selon une biographie, à donner des cours particulier. Il finira son parcours précaire par une fonction administrative qui lui permis d'avoir du temps pour écrire sa relativité.

Quand certains pronent que les précaires ne valent rien... cet exemple est bon à considérer face à un milieu universitaire qui ne voulait pas du jeune Albert (heureusement pour nous).




Yannick Comenge  @  (0000-00-00 00:00:00)

Chere Cerise,
Oui cela vaut la peine. Pour rien au monde je ne changerai quoique ce soit dans ce que j'ai pu entreprendre. La thèse est un moment difficile et parfois ingrat. Lorsque j'etais représentant doctorant, j'avais conscience que bon nombre de jeunes chercheurs etaient malmenés. Par la suite, j'ai compris qu'il y avait la facilité pour certains et l'enfer pour les autres. Neanmoins, bien que le parcours soit difficile, il est formateur.
La chose qui semble importante à mes yeux est l'éthique. Ethique dans ce qu'on fait et dans ce qu'on veut faire. Le décor est moins crucial. Ainsi, donner tout son courage pour qu'un article soit rigoureux est une chose qui est non négociable (et dire que bon nombre de jeunes chercheurs oublient cela). Pour ce qui est de ton directeur de thèse, à vrai dire, ils sont à plaindre. Souvent avancés en age, ils commencent à etre moins brillants et ont du mal à accepter de se planter de sujet. Certains sont ambitieux et évacuent le jeune scientifiques en gardant les résultats. Mais il faut accepter le système tel qu'il est. Il faudra du temps pour que cela change...
En attendant, finis ta thèse, arme toi de courage et continue cette voie difficile. Apres la thèse, tu auras surement plus de choix que ce que j'ai pu avoir... on dit que le marché du scientifique reprendra prochainement... grace à Sauvons la recherche et la réforme qui se met en place...



Cerise (0000-00-00 00:00:00)

Bonjour,

J'avoue qu'en lisant vos commentaires, je me sens déprimée. Je commence vraiment à me demander si tout cela en vaut la peine finalement. Je suis en 3ème année de thèse et très sincèrement je ne sais pas quand je la terminerai cette thèse. Mon directeur de thèse s'en fiche éperdument de ce que je fais, il ne lis jamais mon travail, etc... Quand je pense qu'au départ, j'étais enthousiaste et emballée par le sujet. Je commence à déchanter là... Bref, si parmi vous il y a des gens qui sont passés par là, de grâce répondez-moi, j'ai besoin de parler et de demander conseil à quelqu'un !

D'avance, merci !


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