Droit d’entrée
Appel aux dirigeants des syndicats, à Sauvons La Recherche, aux membres du comité de suivi, à la Conférence des Présidents d’Université

1) 1er constat : Les jeunes chercheurs, doctorants ou docteurs précaires sont mobilisés depuis novembre 2003. Ils sont souvent mis sur le devant de la scène lors des manifestations, appelés à jouer les porte étendards du mouvement et sont souvent invoqués dans les discours des portes paroles de SLR et des syndicats : "c’est l'avenir des jeunes qui est en jeu, etc.".

 

2) Or, nous avons constaté qu'une part importante de nos revendications, notamment au sujet de la précarité, étaient peu ou pas défendues lors des discussions/négociations au ministère. (CR : Xavier). Que les préoccupations des jeunes chercheurs passent ainsi à la trappe, nous trouvons ça inacceptable.

 

3) Nous pensons que le retrait de SLR et des syndicats des négociations est une première étape nécessaire, bien que tardive. Par ailleurs, nous soutenons bien sûr les représentants de SLR lorsqu’ils mettent en avant la nécessité d'un plan pluriannuel pour la création massive de postes statutaires et la programmation de crédits de base.

 

Sur le plan des moyens financiers, les avancées obtenues ne sont pas négligeables. Mais lorsqu’on les compare aux objectifs des EG, à ceux de l’Union européenne et des pays les plus développés (3% du PIB et X chercheurs par habitants) et au vu du rapport paru à la documentation française sur les besoins en personnel et en crédit pour les prochaines années, ces avancées sont plutôt médiocres.

Il faudrait plus de moyens, mais ce qui est le plus inquiétant, c’est la manière dont sont utilisés ces fonds (en faisant même abstraction du 1/3 au privé).

 

Sur ce point, comment les syndicats ont-ils pu accepter la mise en place autoritaire de structures comme l’ANR, volet d’une loi dont la discussion ne cesse d’être ajournée ?

 

- Ces institutions, notamment l’ANR, sont des leviers de transformation radicale de la recherche, tant dans sa nature (de la recherche fondamentale à la recherche appliquée) que dans les conditions de son exercice (développement massif de l’emploi précaire alors qu’il est déjà bien plus élevé que le taux national, et cf. rapport postdocs).

- Ces nouvelles structures organisent également l'opacité et la dépendance de la recherche à des intérêts privés.

- Enfin, le budget de l’ANR consacré aux SHS est insignifiant.

 

L’essentiel est de demander le retrait des textes instaurant les piliers de la LOPRI : ANR, pôles de compétitivité, PRES. Nous réaffirmons également la nécessité d’augmenter le nombre d’allocations et de supprimer les modifications apportées à ces financements ( ?).

 

4) Certes, ce ne sera pas facile de faire aboutir ces revendications mais nous savons aussi que les discours et promesses ministériels ne valent rien. Sur le plan des résultats, la stratégie de SLR et des syndicats – de fait – a échoué. Ce qui avait réussi en 2003 pour les postes (les menaces de démissions) n'a étrangement pas été réitéré cette année et les actions et stratégies de négociations qui ont suivi les EG ne sont pas à la mesure de la détermination du gouvernement.

 

Nous estimons que d’autres moyens existent et doivent être mis en œuvre pour faire avancer les revendications : menaces de démissions et grèves, dans les EPST comme à l’Université en font partie.

 

Nous voulons également insister sur le fait qu'une convergence des luttes est possible dans les secteurs de l’éducation et de la recherche si tant est que les syndicats et SLR veulent bien se donner la peine d'aller dans ce sens : il reste des lycéens mobilisés, des étudiants sont en grèves contre le LMD et la LOPRI dans les facs de Toulouse, Perpignan, Montpellier, il y a également des mouvements à Lille et à Paris 8[1]. Enfin, le contexte référendaire fragilise le gouvernement, il faut en profiter.

 

5) Nous demandons donc à SLR et aux syndicats :

 

  1. D’exiger le retrait des mesures déjà mises en œuvre et le retrait pur et simple du projet de loi. On ne peut négocier sur la seule base d’un texte massivement rejeté par la « communauté scientifique » depuis sa « fuite » organisée.
  2. D’appeler à une Assemblée générale afin de défendre un plan pluriannuel visant à résorber la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche.
  3. D’appeler et soutenir des mobilisations et grèves dans tous les organismes de recherche et universités de France et de favoriser la convergence des luttes dans les secteurs de l’éducation et de la recherche.

 

 

Si les revendications et la stratégie pour les faire aboutir n'étaient pas renforcées, nous ne voyons plus vraiment ce que nous aurions à gagner dans ce mouvement. Au vu des résultats obtenus, on ne peut que constater que le temps consacré à se mobiliser aurait été plus profitable pour faire avancer nos travaux et mieux se placer dans cette libre compétition désormais attendue des chercheurs, sur un marché plus que congestionné.

C’est pourquoi notre engagement dépend désormais des réponses qui seront données à notre appel. Il s'agit moins d'un chantage que d'une rationalisation de notre engagement.



[1] Alors que SLR et les syndicats organisent l’opération campus en colère, le Snesup refuse de soutenir le mouvement étudiant de Toulouse ! Le titre de la dernière Lettre flash du SNESUP : « Plus que jamais agir dans l’unité ». On eut aimé que ça ne reste pas une intention.



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